Facteurs pronostiques du hellp syndrome en réanimation au centre hospitalier universitaire de Cocody (Abidjan)
Mots-clés :
Pre-éclempsie, Helpp syndrome, Facteur pronostique, RéanimationRésumé
Introduction : En dépit des progrès médicaux, le déroulement de certaines grossesses reste émaillé de nombreuses complications telles que les infections, les hémorragies, l’éclampsie ou encore le hellp syndrome. Cette dernière a fait l’objet de peu d’étude dans notre service. Notre objectif était d’identifier les facteurs pronostics des patientes présentant un hellp syndrome.
Patientes et Méthode : Il s’agit d’une étude mono centrique, rétrospective, analytique, réalisée sur une période de dix ans, incluant toutes les patientes admises en réanimation, en pré ou post partum dont le bilan biologique répondait aux critères diagnostiques du HELLP syndrome, comme énoncés par Sibaï. Les paramètres épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques ont été recueillis. Les analyses statistiques ont été effectuées à l’aide du test exact de Fisher, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.
Résultats : Au cours de la période d’étude, 53 patientes présentant un hellp syndrome ont été recensées sur un total de 4385 admissions (incidence de 1,20%). L’âge moyen était de 21,1 ans ± 1,05 an. Le diagnostic a été posé en pré-partum chez 23 patientes (43,4%), avec un âge gestationnel moyen de 37 ± 6,1 semaines d’aménorrhée. Le principal motif d’admission en réanimation était la crise d’éclampsie (52,83%). Le délai moyen de prise en charge était 06 heures ± 5,3 heures et la durée moyenne d’hospitalisation était de 5,6 jours ± 2,15 jours. Les gestes invasifs réalisés étaient l’intubation orotrachéale (22,64%), la pose de cathéters centraux (18,86%) et de cathéters de dialyse (23,07%). La prise en charge médicale reposait principalement sur l’administration d’antihypertenseurs (100%), d’anticonvulsivants (53,8%) et de corticoïdes (24,5%). Trente-neuf patientes nécessitaient une transfusion sanguine, dont 24 (61,5%) en ont bénéficié La mortalité maternelle était de 9,43% et elle était significativement liée au score de Glasgow bas, à l’assistance ventilatoire, au délai de prise en charge allongé, à l’existence de complications.
Conclusion : L’incidence du hellp syndrome demeure faible en réanimation au centre hospitalier universitaire de Cocody, cependant sa mortalité reste importante. La mise en évidence de facteurs pronostics contribuerait à réduire cette mortalité.